Les entreprises technologiques - les fameuses start-up - incarnent le bouillonnement créatif et la vitalité de l’écosystème français. Les dernières levées de fonds confirment l’attractivité de la French Tech.

Blablacar, Vente Privée, Critéo : les trois « licornes » françaises historiques - ces super start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars - constituent l’étendard de la reconquête économique française. Dans leur sillage, d’autres start-up tricolores affichent leur réussite comme Swile (tickets-restaurants), Payfit (gestion de paye et RH), Big Mamma (restauration) ou encore Cajoo (livraison à domicile), Frichit (livraison de repas) et Doctolib (santé). La plus grosse levée de fonds de l’histoire de la French Tech est venue récemment de la start-up Sorare : 680 millions de dollars pour ses vignettes numériques des joueurs de football. « La France est un pays d’entrepreneurs, c’est un pays de start-up, lançait il y a peu le président Emmanuel Macron. Mais je veux que ça devienne aussi un pays de licornes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain. » Ce credo continue d’être la boussole présidentielle. Le chemin de la croissance passe par la culture et le développement de jeunes pousses. L’orientation fixée par le président de la République semble prendre corps comme en témoigne l’envol des investissements en capital-risque, le carburant de la croissance de ces entreprises. D’après le rapport State of European Tech, l’année 2020 a même été, malgré la crise, un très bon cru avec 5,2 milliards de dollars investis dans des entreprises technologiques françaises, contre 4,8 en 2019. Depuis 2016, la France a attiré 11,7 milliards de dollars d’investissements dans l’écosystème technologique. Les pouvoirs publics se mobilisent aussi depuis plusieurs années pour apporter leur soutien à un secteur, le digital au sens large, devenu stratégique. Le gouvernement a notamment annoncé une enveloppe de 6 milliards d’euros sur trois ans pour soutenir les start-up françaises en hyper croissance. 

 

Un vrai défi : « scaler » en jargon French Tech

Alors, les start-up, une success story française ? Elles bénéficient dans notre pays d’un cocktail gagnant : un vivier de talents en ingénierie et en informatique, des salaires moins élevés qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni et une qualité de vie universellement reconnue. Sans oublier des opérateurs télécom puissants de dimension internationale. Enfin, les Français ont une très bonne réputation en matière d’intelligence artificielle, ce qui a conduit de grands groupes américains comme Facebook et Google à installer des centres de R&D en région parisienne. « En France, on est encore capable de former des gens qui ont cet esprit d’entreprise et savent trouver un segment non exploité, comme Critéo sur le retargeting - la publicité ciblée sur Internet -, résume un expert de la French Tech. Ensuite, il faut industrialiser son projet, « scaler » - passer à l’échelle supérieure - en jargon French Tech. S’écarter de son marché de niche pour grignoter des segments de marchés connexes est plus compliqué. Cela passe souvent par de la croissance externe. Et qui dit rachat, dit capitalisation. Or, la France a longtemps été à la traîne dans le domaine des fonds d’investissements, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. Depuis 2017, elle a refait son retard au point de talonner le Royaume-Uni et de dépasser l’Allemagne. L’avenir s’annonce donc prometteur pour ces entreprises technologiques ? Le champ des possibles semble infini tant elles peuvent apporter en matière d’innovation. 

 

Plus besoin de passer par San Francisco 

L’archétype de la start-up qui « disrupte » la vieille économie n’est plus un cliché. Les nouvelles technologies continuent leur percée dans l’industrie, même si elle accuse encore un certain retard en matière de robotisation face à des pays comme l’Allemagne et l’Italie. Dans des secteurs traditionnels comme la viticulture, les entreprises technologiques ont un apport très précieux. « Le vignoble bordelais bénéficie de la présence de start-up très dynamiques, explique Bastien Racouchot, responsable secteur à l’agence Grenke de Bordeaux. Elles rivalisent d’ingéniosité pour améliorer les rendements et les productions, superviser les vignobles, détecter des vignes malades, anticiper la météo à l’aide de drones, de l’intelligence artificielles, de logiciels ou de capteurs d’images très sophistiqués. Notre rôle de leaser est d’accompagner ces entreprises innovantes dans leur développement et leurs investissements. » Dans tous les secteurs, la numérisation des process s’accélère, question de productivité et de compétitivité. L’essor du cloud permet aussi aux entreprises de grandir plus rapidement qu’auparavant. Là où elles mettaient souvent une décennie à dépasser les 100 millions de chiffres d’affaires, elles le font maintenant en quelques années. À cela s’ajoutent des initiatives innovantes pour la formation des start-upers. Plus besoin de passer par San Francisco. L’École 42, par exemple, créée par Xavier Niel, le fondateur de Free, révolutionne la formation des développeurs. L’école est gratuite, ouverte à tous à partir de 18 ans et sans limite d’âge. C’est la richesse de cet établissement qui s’appuie sur la méthode d’apprentissage de pair à pair : pas de professeur ni de cours mais des travaux sur des projets avec d’autres personnes qui essaient de les concrétiser. Depuis sa création à Paris en 2013, l’École a essaimé en France et à l’international. Une nouvelle implantation est en cours dans les locaux du pôle numérique KM0 à Mulhouse, un espace où se mêlent entrepreneurs, start-up et étudiants. Encore une preuve de la vitalité de la Tech à la française. 

« Depuis 2016, la France a attiré 11,7 milliards de dollars d’investissements dans l’écosystème technologique »
Rapport State of European Tech
Moins de hardware, plus de services

De grands changements bouleversent en profondeur les infrastructures informatiques et télécom des entreprises. Au cours des trente dernières années, les entreprises étaient majoritairement connectées à leurs applications hébergées dans leur data center. Aujourd’hui, les applications sont hébergées dans le cloud et Internet devient de facto le nouveau réseau de l’entreprise. Stocker ses données dans le cloud devient la norme. Plus besoin d’acheter des serveurs ni d’investir dans des logiciels et systèmes d’exploitation coûteux. Le cloud, levier essentiel de la transformation numérique garantit l’agilité et la pérennité des organisation. « Nous avons intégré ce changement de paradigme dans notre approche financière des entreprises, souligne Bastien Racouchot, responsable secteur à l’agence Grenke de Bordeaux. Aux contrats de leasing classique s’ajoute le financement de prestations. Nos offres portent davantage sur l’intelligence et les services comme la mise à jour et la maintenance de logiciels, moins sur le hardware. Notre force, c’est un engagement sur plusieurs années et la sécurité du contrat même en cas de défaillance du fournisseur. »

3 questions à Victorien Papalia, Branch Leader à l'agence GRENKE Grenoble

 

Comment accompagnez-vous les entreprises technologiques ?

En devenant partenaire de Grenke, via le contrat ALL-IN, ces entreprises peuvent, dès le démarrage, faire appel à nos services. Elles n’ont pas besoin de changer leur business model et peuvent toujours proposer un loyer à leurs clients. Nous leur permettons, dès l’amorce du contrat, de nous facturer une grosse partie de l’investissement en « one shot » et de conserver un versement récurrent. Pour d’autres entreprises, qui ne s’inscrivent pas dans un mode « abonnement », la location financière est un bon moyen d’engager les clients tout en diminuant l’impact de l’investissement. À nous de trouver la bonne solution. De façon générale, toutes les offres présentées sous forme d’abonnement, tous les biens d’équipement, les outils connectés à une offre de service, à un hébergement ou une offre cloud sont éligibles à nos services.

 

 

Quelle est la valeur ajoutée de cette offre ?

Le contrat ALL-IN n’est pas figé. Le partenaire a la possibilité de faire évoluer la part « one shot » et la part « récurrence ». Cela signifie que l’entreprise peut faire progresser au fil du temps sa stratégie en fonction de ses besoins. Grenke s’engage fortement dans ce type de contrat où le partenariat prend tout son sens. En cas de défaillance du partenaire, nous sommes responsables de la bonne exécution du contrat. Nous mettons également à disposition tous nos outils : portail partenaire, digitalisation des signatures du contrat de location et du contrat de fournisseur, accompagnement terrain, montage de l’offre.

 

Quelle est votre interaction avec l’environnement Tech de Grenoble ?

Nous travaillons en étroite relation avec l’écosystème de la Tech grenobloise, des incubateurs aux espaces de coworking. Ces partenariats s’inscrivent dans un temps long. Il est important d’être présent dès le départ, pendant la phase de maturation et de développement du projet. Cela permet d’accompagner efficacement le futur partenaire et de faire de notre offre un élément-clé de la réussite financière du projet.

Moins de hardware, plus de services

De grands changements bouleversent en profondeur les infrastructures informatiques et télécom des entreprises. Au cours des trente dernières années, les entreprises étaient majoritairement connectées à leurs applications hébergées dans leur data center. Aujourd’hui, les applications sont hébergées dans le cloud et Internet devient de facto le nouveau réseau de l’entreprise. Stocker ses données dans le cloud devient la norme. Plus besoin d’acheter des serveurs ni d’investir dans des logiciels et systèmes d’exploitation coûteux. Le cloud, levier essentiel de la transformation numérique garantit l’agilité et la pérennité des organisation. « Nous avons intégré ce changement de paradigme dans notre approche financière des entreprises, souligne Bastien Racouchot, responsable secteur à l’agence Grenke de Bordeaux. Aux contrats de leasing classique s’ajoute le financement de prestations. Nos offres portent davantage sur l’intelligence et les services comme la mise à jour et la maintenance de logiciels, moins sur le hardware. Notre force, c’est un engagement sur plusieurs années et la sécurité du contrat même en cas de défaillance du fournisseur. »

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