Depuis le lancement du Bitcoin en 2009, des centaines de cryptomonnaies ont été créées. Mais de quoi parle-t-on ? À quoi correspond le jargon utilisé par les adeptes de ces actifs alternatifs ? Décryptage indispensable.
La monnaie virtuelle, un gouffre écologique ?

Elon Musk, le patron du groupe Tesla, avait déclenché début mai un mouvement de baisse marqué en dénonçant la consommation d’énergie « folle » liée à la production et au transfert des Bitcoins. Et Elon Musk a continué d’enfoncer le clou en disant ne plus accepter la monnaie virtuelle comme moyen de paiement des voitures électriques produites par son groupe. La Chine a elle aussi annoncé qu’elle allait interdire à ses institutions financières de proposer des services liés aux cryptomonnaies et renforcer la réglementation sur les échanges de Bitcoin. Les régulateurs chinois ont publiquement mis en garde les investisseurs contre le caractère spéculatif de cette catégorie d’actifs financiers. Il n’en fallait pas plus pour entraîner un krach mondial retentissant des cryptos, elles ont cédé jusqu’à 40 % de leur valeur. Souvent présenté par ses partisans comme un actif de diversification offrant une protection contre l’inflation, le Bitcoin est dénoncé par ses adversaires pour son extrême volatilité et son caractère spéculatif.

À l’origine de cette révolution technologique, il y a la blockchain, cette « chaîne de blocs » qui ressemble à un livre de comptes ou à un registre. Ce livre de comptes est totalement informatisé et partagé sur le réseau par un ensemble de participants. Dans le cas du Bitcoin, les utilisateurs enregistrent leurs transactions sans nécessité d’intervention d’une tierce partie centralisatrice (une banque). Cette blockchain permet aussi de notifier un achat ou une vente sans intermédiaire. Bien que fonctionnant sans tierce partie garante, la confiance entre les participants est totale car chacun d’entre eux conserve une partie du registre sur son ordinateur. Et pour pouvoir modifier le registre, la majorité de ces participants doit valider l’opération. L’accord d’une transaction est donné automatiquement par le biais de calculs cryptographiques infalsifiables qui s’appuient sur l’historique du registre. C’est à partir d’une blockchain construite autour de ce type d’algorithme que les cryptomonnaies ont vu le jour avec le Bitcoin comme pionnier. Depuis, d’autres blockchains dotées d’autres modes de validation ont été développées et permettent de faire fonctionner un large univers de cryptomonnaies.

 

Une définition controversée

Conçu par un visionnaire, Satoshi Nakamoto, le Bitcoin a connu sa première valorisation en 2009 : 1 309 bitcoins pour 1 dollar. Après une décennie de développement des cryptomonnaies, on répertorie aujourd’hui environ 1 800 cryptomonnaies. Cela représente plus de 1 600 milliards d’euros, dont 61 % pour le seul Bitcoin, monté récemment jusqu’à 50 000 dollars l’unité. Peut-on pour autant parler réellement de monnaie ? Pour beaucoup d’économistes qui s’attachent strictement à la définition moderne de la monnaie reposant sur une banque centrale représentative d’un état souverain, le Bitcoin ne peut être considéré comme une monnaie. Mais compte tenu de son succès, les avis divergent. De même, s’agit-il de monnaie numérique ou virtuelle ? Sur la base du Bitcoin, une cryptomonnaie se définit comme une monnaie émise de pair à pair, sans banque centrale, qui utilise un réseau informatique décentralisé. Elle va fonctionner selon des principes de cryptographie et associer les utilisateurs aux processus d’émission et de règlement des transactions.

 

Les banques frileuses, voire hostiles

Globalement, on utilise le terme de cryptomonnaie - crypto-currency en anglais - pour parler de ces « monnaies » numériques privées et décentralisées, tandis que le terme de monnaie digitale - cyber-monnaie -  est générique et décrit toute forme de monnaie électronique, y compris celles qui vont s’inscrire dans un cadre réglementé et centralisé.  De leur côté, les banques restent frileuses pour ne pas dire hostiles aux « cryptos ». En France, aucune banque traditionnelle ne propose à l’heure actuelle d’acheter directement des cryptomonnaies. Mais des établissements comme ING planchent sur des services de conservation des actifs numériques qui devraient voir le jour cette année. Nombre de banques « blacklistent » également les IBAN des prestataires de services liés aux crypto-actifs. Elles refusent l’accès au compte et à leurs services aux professionnels du secteur. Il reste donc encore du chemin à parcourir avant d’assister à l’avènement du Bitcoin en France.  

La monnaie virtuelle, un gouffre écologique ?

Elon Musk, le patron du groupe Tesla, avait déclenché début mai un mouvement de baisse marqué en dénonçant la consommation d’énergie « folle » liée à la production et au transfert des Bitcoins. Et Elon Musk a continué d’enfoncer le clou en disant ne plus accepter la monnaie virtuelle comme moyen de paiement des voitures électriques produites par son groupe. La Chine a elle aussi annoncé qu’elle allait interdire à ses institutions financières de proposer des services liés aux cryptomonnaies et renforcer la réglementation sur les échanges de Bitcoin. Les régulateurs chinois ont publiquement mis en garde les investisseurs contre le caractère spéculatif de cette catégorie d’actifs financiers. Il n’en fallait pas plus pour entraîner un krach mondial retentissant des cryptos, elles ont cédé jusqu’à 40 % de leur valeur. Souvent présenté par ses partisans comme un actif de diversification offrant une protection contre l’inflation, le Bitcoin est dénoncé par ses adversaires pour son extrême volatilité et son caractère spéculatif.

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