Plus de soixante-dix ans d’existence mais la méthode est souvent sous le feu des critiques. Pourtant, le brainstorming, lorsqu’il est bien pensé, peut se révéler très productif et un outil dans l’air du temps.
QUATRE CONSEILS POUR UN BRAINSTORMING EFFICACE

1. Gérer le changement

Le brainstorming doit être utile à l’entreprise et doit donc absolument faire partie de la gestion du changement. Les idées ne doivent pas partir en fumée mais plutôt servir de déclics. Lorsque vous avez des idées, pensez aussi immédiatement à la façon de les mettre en œuvre. Comment ces idées sont-elles applicables ? Quels partenaires internes et externes peuvent être associés à leur mise en place ? Testons-nous ces idées dans le cadre d’un processus de mise en œuvre qua-lifié ? Est-ce qu’un seul service prend les rênes en tant qu’équipe pilote ?

 

2. En ligne

Servez-vous des outils Internet ! Les applications de mind mapping permettent d’enregistrer et de visualiser les idées. L’équipe peut ainsi plus facilement suivre le cours des idées. Les applications Web et collaboratives sont faciles à utiliser et peuvent quasiment être lancées à partir de tout appareil. Elles ont pour nom Popplet, Mindmap ou LucidChart. Elles pro-posent des aides – des plus basiques aux plus sophistiquées – et sont disponibles gratuitement.

 

3. Sous pression

Selon la méthode World Café, l’équipe est par exemple confrontée à cinq questions en petits groupes autour de cinq tables de bar. Au bout de cinq à dix minutes, les groupes changent de table. La présentation des idées a lieu lorsque chaque groupe est passé aux cinq tables. Sous la pression, il n’est pas rare que des idées surprenantes émergent, davantage en tous cas que lors d’une réflexion approfondie. Cette forme de brainstorming est donc particulièrement adaptée à la phase créative.

 

4. En profondeur

Chacun ne s’exprime que lorsqu’il a quelque chose de substantiel à apporter. Les participants sont assis en cercle. Une pierre est posée sur une table au centre du cercle. Celui qui a quelque chose à dire se lève, prend la pierre et commence à parler. Il repose la pierre sur la table lorsqu’il a terminé. Une réflexion approfondie mène souvent à des idées plus précises qu’un échange sous pression. Cette forme de brainstorming est notamment béné-fique pour la phase de mise en œuvre.

Les règles du brainstorming existent depuis 76 ans. Celles du football sont en vigueur depuis 1866. Le foot et le brainstorming sont des événements relevant de la dynamique de groupe, dont l’objectif est de créer des idées en équipe pour faire progresser le club, l’entreprise et au final surclasser ses concurrents. Chaque dynamique de groupe a aussi ses limites lorsque les parties prenantes ne se supportent pas et que certains envient les idées des autres. Et pourtant, c’est précisément pour cette raison qu’il vaut la peine d’examiner de plus près les conditions d’un bon brainstorming. L’annonceur new yorkais Alex F. Osborn a décrit la méthode du brainstorming en 1942 dans son livre « How to think up ». Osborn a établi deux principes de base : pas de jugement hâtif et dites tout ce qui vous vient à l’esprit. Il en a déduit quatre règles.

 

• « Plus il y a d’idées, mieux c’est ! »

Go for quantity

• « Ne pas critiquer ! »

Withhold criticism

• « Plus l’idée est insolite, mieux c’est ! »

Welcome to wild ideas

• « Il faut compléter et améliorer les idées existantes ! »

Combine and improve ideas

 

Si l’on veut que le brainstorming fonctionne, il faut imposer un cadre. Le psychologue Michael Ziegelmayer estime que les conditions préalables sont un « leadership respectueux, une culture de la communication ouverte et une bonne tolérance aux erreurs. » Sans respect mutuel, rien ne va. Il convient de créer une atmosphère qui permette à chacun de donner son opinion et d’oser le faire. Selon de vieilles règles de psychologie sociale, les petits groupes de six à huit participants constituent le schéma idéal. Si le cercle est plus grand, personne ne parle ou tout le monde s’exprime de façon confuse ou chuchote quelque chose à son voisin. Le bruit de fond monte en puissance et la personne qui prend la parole a l’impression d’être freinée et de ne pas être prise au sérieux. En présence d’un grand nombre de participants, il vaut donc mieux se répartir en plusieurs groupes.

 

Pas de haussements de sourcils

Et nous le savons de notre propre expérience : chacun doit être encouragé à s’exprimer, même ceux qui ne disent habituellement rien. Et pas de haussements de sourcils ni d’arguments chocs du type « impossible », « trop cher », « trop fastidieux ». Par ailleurs, nous connaissons tous la critique, dont le brainstorming fait l’objet. Le séminaire de deux jours organisé dans un grand hôtel a été bénéfique pour l’esprit d’équipe et les feuilles du paperboard sont maintenant repliées. « Les participants d’un brainstorming s’estiment souvent heureux de pouvoir enfin échanger ouvertement et recueillir de nouvelles idées, explique Max SchulzeVorberg, consultant en infor-matique et spécialiste en communication. Les employés retournent alors dans leur entreprise et cherchent à transmettre leur enthousiasme à leurs collègues.

 

Mais en retour, on leur dit souvent : « Vous avez apparemment passé un beau week-end, mais qu’est-ce que ces belles idées ont à voir avec ce que nous faisons ? » Si l’on veut profiter du brainstorming à l’ère numérique, il est indispensable de « penser en termes de nouveaux processus à valeur ajoutée ». De nombreuses petites et moyennes entreprises sont soumises aujourd’hui à de nouvelles pressions en termes d’innovation et de concurrence. « Pour le succès du processus de réflexion et d’idées, il est par conséquent important d’inclure différentes compétences dans le brainstorming, poursuit le consultant. Il n’est donc pas très logique de considérer le brainstorming comme un exercice en vase clos, mais plutôt comme une entrée dans un processus d’innovation qui va changer l’entreprise dans son ensemble. »

 

QUATRE CONSEILS POUR UN BRAINSTORMING EFFICACE

1. Gérer le changement

Le brainstorming doit être utile à l’entreprise et doit donc absolument faire partie de la gestion du changement. Les idées ne doivent pas partir en fumée mais plutôt servir de déclics. Lorsque vous avez des idées, pensez aussi immédiatement à la façon de les mettre en œuvre. Comment ces idées sont-elles applicables ? Quels partenaires internes et externes peuvent être associés à leur mise en place ? Testons-nous ces idées dans le cadre d’un processus de mise en œuvre qua-lifié ? Est-ce qu’un seul service prend les rênes en tant qu’équipe pilote ?

 

2. En ligne

Servez-vous des outils Internet ! Les applications de mind mapping permettent d’enregistrer et de visualiser les idées. L’équipe peut ainsi plus facilement suivre le cours des idées. Les applications Web et collaboratives sont faciles à utiliser et peuvent quasiment être lancées à partir de tout appareil. Elles ont pour nom Popplet, Mindmap ou LucidChart. Elles pro-posent des aides – des plus basiques aux plus sophistiquées – et sont disponibles gratuitement.

 

3. Sous pression

Selon la méthode World Café, l’équipe est par exemple confrontée à cinq questions en petits groupes autour de cinq tables de bar. Au bout de cinq à dix minutes, les groupes changent de table. La présentation des idées a lieu lorsque chaque groupe est passé aux cinq tables. Sous la pression, il n’est pas rare que des idées surprenantes émergent, davantage en tous cas que lors d’une réflexion approfondie. Cette forme de brainstorming est donc particulièrement adaptée à la phase créative.

 

4. En profondeur

Chacun ne s’exprime que lorsqu’il a quelque chose de substantiel à apporter. Les participants sont assis en cercle. Une pierre est posée sur une table au centre du cercle. Celui qui a quelque chose à dire se lève, prend la pierre et commence à parler. Il repose la pierre sur la table lorsqu’il a terminé. Une réflexion approfondie mène souvent à des idées plus précises qu’un échange sous pression. Cette forme de brainstorming est notamment béné-fique pour la phase de mise en œuvre.

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