Comment ne pas se laisser abattre par le stress, comment renforcer sa capacité de résistance et garder la tête froide dans les situations de crise ?
COMMENT RESTER CALME SOUS LA PRESSION ?
  • Nouez des contacts sociaux : passez le plus de temps possible avec vos amis et votre famille. De nombreux employeurs s’impliquent dans la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale et l’encouragent même.
  • Ne voyez pas les crises comme des problèmes insurmontables : aucune tâche n’est insurmontable. Essayez de valoriser et d’apprécier le moindre progrès.
  • Apprenez à mieux vous connaître : celui qui sait ce qui le fait sortir de ses gonds peut essayer en amont de gérer les situations à risque et de s’armer pour se maîtriser. En fin de compte, la situation de stress ne semble alors plus si grave que ça.

  • Abandonnez le rôle de la victime : essayez de ne pas prendre toutes les critiques trop personnellement. Il suffit parfois de changer de perspective. Peut-être votre collègue est-il lui même stressé en ce moment et cela expliquerait pourquoi il vous a tant critiqué au cours de la dernière réunion. Une nouvelle analyse de la situation vous aide à mieux la gérer.

  • Pensez à vous : vos collègues parlent une fois de plus très fort au téléphone et vous n’arrivez pas à vous concentrer ? Réféchissez à l’avance à ce que vous pouvez faire si cette situation se représente. Peut-être pouvez-vous téléphoner vous aussi pendant ce temps ? Ou en profi ter pour enfi n ranger votre bureau ? Au moins, vous profiterez vous aussi de la situation.

  • Fixez des objectifs réalistes : fixez-vous des objectifs que vous êtes capables d’atteindre. Il vaut mieux alléger son planning et réussir à tout faire que de charger la barque et ne pas tenir ses objectifs.

  • Croyez en vos compétences : que savez-vous particulièrement bien faire ? Quels sont vos atouts ? Ayez confiance en vos compétences et vous parviendrez à relever tous les défis.

  • Adoptez une vision à long terme : l’après-midi s’annonce vraiment stressant. Vous devez respecter les délais et la collègue qui prête généralement main forte est en congés. L’après-midi vous semblera moins lourd si vous vous projetez dans un avenir plus lointain. Réjouissez-vous du prochain week-end ou du déjeuner avec vos collègues.

  • Acceptez les changements : les changements sont inhérents à la vie. C’est pourquoi, il est important de les accepter et d’apprendre à les gérer. La sérénité s’acquiert en dépassant les attentions stériles et en restant soi-même.

  • Prenez soin de vous : qu’est-ce qui vous aide à vous relaxer ? La lecture d’un bon livre au calme le soir, le dépassement de soi lors d’un entraînement de football ou une séance de yoga ? Essayez de découvrir l’activité qui vous fait du bien et consacrez-y suffisamment de temps.

 

Souvenez-vous de votre enfance. Vous connaissez bien évidemment Baloo, le célèbre ours du Livre de la Jungle qui chantait : « Chassez de votre esprit tous vos soucis, prenez la vie du bon côté, riez, sautez, dansez, chantez. »

Mais suivez-vous ces recommandations ? Vraisemblablement pas toujours car nous avons tous régulièrement besoin d’une piqûre de rappel. De nombreux proverbes et locutions font écho à cet extrait du Livre de la Jungle : c’est la sérénité qui fait la force. Du calme ! Garder son sang-froid. Keep cool.

 

Mais il n’est pas toujours facile de suivre ces conseils. Par exemple, lorsque la messagerie ne fonctionne pas et nous empêche de travailler. Lorsque les dossiers s’empilent sur le bureau et que nous ne savons pas comment tout gérer dans l’urgence. Lorsque le retard du train du matin ou le bouchon sur le chemin du retour nous font l’effet de durer une éternité. Nous nous sentons souvent dépassés par les événements ou nous énervons, ce qui génère de la tension.  

 

UN CONCEPT AMÉRICAIN

 

Emprunté à la physique, le terme « résilience » défi nit la capacité d’un matériau, soumis à un choc, à retrouver sa forme initiale. Au début des années 1950, la psychologue américaine Emmy Werner a été la première à transposer cette notion à l’homme. Boris Cyrulnik a introduit et développé le concept de résilience en France au cours des années 1990 à partir notamment, de l’observation des enfants des orphelinats roumains après l’effondrement du régime de Ceausescu et des enfants des rues en Bolivie. Son premier livre sur la résilience « Un merveilleux malheur », publié en 1999, est un best-seller.

 

Le stress devrait toujours rester dans des limites raisonnables, car le stress peut rendre malade. D’après une étude de l’Agence européenne de la santé au travail, près de trois millions de Français souffrent de dépression au travail. Le stress est à l’origine de 50 à 60 % de l’ensemble des journées perdues. Le coût direct et indirect du stress est évalué à près de 900 millions d’euros par an. La France a tardé à s’emparer du sujet alors qu’au Danemark, les partenaires sociaux ont signé des accords sur le stress dès la fin des années 1970. Et l’Europe du Nord a fait du bien-être au travail une stratégie autant économique qu’humaine dès la fin des années 1990, en comprenant davantage ce concept comme un retour sur investissement.

 

Qui est immunisé contre le stress ?

 

Le stress ne devient pas toujours pathologique. Tout est dans le dosage. Celui qui est très régulièrement soumis au stress a plus tendance à en souffrir. Cela dépend beaucoup de sa propre résistance au stress - de la résilience. Boris Cyrulnik, célèbre neurologue et psychanalyste, décrit cette capacité de la façon suivante. « La résilience traduit la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme.

 

Mais on ne peut pas dire, comme je l’entends souvent, que l’on est résilient. Car il ne s’agit pas d’une qualité mais d’un processus constamment en évolution et en int-raction avec l’environnement social et aff ectif d’un individu. La résilience, ce n’est pas « faire avec » mais « faire de ».

 

C’est-à-dire tirer quelque chose d’un traumatisme et non s’en accommoder. Le processus de résilience permet de développer les conditions nécessaires pour surmonter le traumatisme et « raccommoder » la déchirure causée. Pour une entreprise, il y a deux dangers : l’absence de changement et les changements trop rapides et mal préparés.

 

Dans le premier cas, l’immobilisme ne motive plus les salariés qui se demandent à quoi ils servent et quel sens donner à leur travail. Dans le second cas, un changement brutal et parfois imprévisible de lieu de travail peut provoquer une cascade de déchirures. Les entreprises rési-lientes sont celles qui font preuve d’une grande solidarité et d’une cohésion de groupe.

 

Certaines personnes au sein de l’entreprise peuvent endosser le rôle de « tuteurs » de résilience. Pas nécessairement des managers mais plutôt les personnes qui dynamisent et sécurisent le groupe. C’est un peu à l’image d’une équipe sportive. Un joueur qui possède des qualités exceptionnelles mais joue « perso » n’améliore pas forcément les performances des autres joueurs car son talent les « écrase ». L’entraîneur a alors intérêt à miser sur un joueur moins talentueux mais doué pour instaurer de la solidarité et fédérer toutes les compétences sur le terrain. »

COMMENT RESTER CALME SOUS LA PRESSION ?
  • Nouez des contacts sociaux : passez le plus de temps possible avec vos amis et votre famille. De nombreux employeurs s’impliquent dans la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale et l’encouragent même.
  • Ne voyez pas les crises comme des problèmes insurmontables : aucune tâche n’est insurmontable. Essayez de valoriser et d’apprécier le moindre progrès.
  • Apprenez à mieux vous connaître : celui qui sait ce qui le fait sortir de ses gonds peut essayer en amont de gérer les situations à risque et de s’armer pour se maîtriser. En fin de compte, la situation de stress ne semble alors plus si grave que ça.

  • Abandonnez le rôle de la victime : essayez de ne pas prendre toutes les critiques trop personnellement. Il suffit parfois de changer de perspective. Peut-être votre collègue est-il lui même stressé en ce moment et cela expliquerait pourquoi il vous a tant critiqué au cours de la dernière réunion. Une nouvelle analyse de la situation vous aide à mieux la gérer.

  • Pensez à vous : vos collègues parlent une fois de plus très fort au téléphone et vous n’arrivez pas à vous concentrer ? Réféchissez à l’avance à ce que vous pouvez faire si cette situation se représente. Peut-être pouvez-vous téléphoner vous aussi pendant ce temps ? Ou en profi ter pour enfi n ranger votre bureau ? Au moins, vous profiterez vous aussi de la situation.

  • Fixez des objectifs réalistes : fixez-vous des objectifs que vous êtes capables d’atteindre. Il vaut mieux alléger son planning et réussir à tout faire que de charger la barque et ne pas tenir ses objectifs.

  • Croyez en vos compétences : que savez-vous particulièrement bien faire ? Quels sont vos atouts ? Ayez confiance en vos compétences et vous parviendrez à relever tous les défis.

  • Adoptez une vision à long terme : l’après-midi s’annonce vraiment stressant. Vous devez respecter les délais et la collègue qui prête généralement main forte est en congés. L’après-midi vous semblera moins lourd si vous vous projetez dans un avenir plus lointain. Réjouissez-vous du prochain week-end ou du déjeuner avec vos collègues.

  • Acceptez les changements : les changements sont inhérents à la vie. C’est pourquoi, il est important de les accepter et d’apprendre à les gérer. La sérénité s’acquiert en dépassant les attentions stériles et en restant soi-même.

  • Prenez soin de vous : qu’est-ce qui vous aide à vous relaxer ? La lecture d’un bon livre au calme le soir, le dépassement de soi lors d’un entraînement de football ou une séance de yoga ? Essayez de découvrir l’activité qui vous fait du bien et consacrez-y suffisamment de temps.

 

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